L’ancien ministre de la Justice d’Haïti, Lucmane Délile, a déclaré avoir acquis la conviction, au cours de son passage à la tête du ministère, que certains individus évoluant au sein de l’appareil d’État entretiendraient des relations avec des groupes criminels.
Selon Me Délile, avant d’occuper ses fonctions ministérielles, il avait souvent entendu des accusations faisant état de collusions entre des responsables publics et des gangs armés, sans pour autant y accorder une totale crédibilité. Toutefois, son expérience directe au sein de l’institution judiciaire lui aurait permis de constater des éléments qui l’ont amené à reconsidérer ces allégations.
L’ancien titulaire du portefeuille de la Justice souligne que certaines informations et situations observées durant son mandat ont renforcé ses préoccupations quant à l’infiltration possible de réseaux criminels dans les structures étatiques. Il insiste sur la nécessité d’approfondir les enquêtes afin de faire la lumière sur ces faits et de restaurer la confiance de la population dans les institutions publiques.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une montée de l’insécurité en Haïti, où la question de la lutte contre les gangs et la consolidation de l’État de droit demeure un enjeu majeur pour les autorités et la société civile.
Plusieurs observateurs estiment que de telles révélations pourraient relancer le débat sur la gouvernance, la transparence et la responsabilité des institutions dans la lutte contre la criminalité organisée.