TPS pour Haïti : la juge Ana C. Reyes met en doute la décision de l’administration Trump
By Hernandez Louis Jeune
Published on 01/30/2026 11:35
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Début janvier 2026, la juge fédérale Ana C. Reyes, siégeant au tribunal du district de Columbia, a exprimé de sérieux doutes sur la décision du Département de la Sécurité intérieure (DHS) de mettre fin au Statut de protection temporaire (TPS) accordé à entre 350 000 et 500 000 Haïtiens, dont l’expiration est prévue le 3 février 2026.

Lors des audiences dans l’affaire Miot et al. v. Trump, la juge a qualifié certains arguments du gouvernement d’« absurdes » et s’est interrogée sur le caractère potentiellement préétabli de la décision. Elle a notamment mis en cause la capacité du gouvernement à expliquer comment des retours vers Haïti pourraient se faire en sécurité, alors que le pays traverse une crise humanitaire aiguë, marquée par l’effondrement institutionnel et le contrôle de vastes zones par des gangs armés.

La juge Reyes a également critiqué l’utilisation sélective de rapports des Nations unies par l’administration, accusée de s’appuyer sur certains passages favorables à sa position tout en ignorant les évaluations alarmantes sur la situation sécuritaire. Estimant que le gouvernement n’a pas démontré de manière crédible que l’évaluation des conditions en Haïti avait été menée de façon rigoureuse et impartiale, elle a menacé d’imposer des sanctions pour non-coopération.

Dans l’attente d’une décision sur le fond, la juge maintient les protections du TPS en suspens, cherchant à déterminer si la fin du programme repose sur une base juridique solide ou constitue une mesure politique potentiellement discriminatoire.

 

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